Fosse ouverte au tracto-pelle, plaine de l’Adour, sous prairie, alluvions Fy1. En surface, des indicateurs assez classiques suggérant la présence d’une grave alluviale proche (quantité importante d’éléments grossiers sous forme de cailloux et graviers arrondis). Vue du solum :

 

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Jusqu’à 40cm de profondeur, développement des horizons A puis S à partir d’un limon sableux à limon sablo-argileux ; horizons relativement bien structurés et poreux, fortement prospectés par des racines fines, perméables (Ksat oscille entre 20 et 30 mm/h), meubles à peu compacts. Un horizon de grave IID apparaît brusquement entre 40cm et 50cm de profondeur : 80% d’éléments grossiers dans une matrice de sable grossier, l’ensemble étant extrêmement poreux et perméable, comportant une densité élevée de racines fines saines;

 

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Détail de l’horizon IID

 

Cet horizon est traversé par une magnifique bande rédoxique rougeâtre située plutôt à la base., entre 45 et 50cm de profondeur. Ce phénomène est ici lié à l’apparition brutale d’un horizon limoneux à limono-sableux très peu structuré (polyédrique moyen émoussé à sur-structure continue), très peu poreux, compact, peu perméable. on y distingue en outre de grandes flammes ferromanganiques qui rapprochent cet horizon d’un horizon rédoxique (la couleur grise n’est pas due à des phénomènes réductiques). Des poches de sable fin de faible volume peuvent également y être observées. La perméabilité de cet horizon est inférieure à 5mm/h ; il ne constitue pas réellement un plancher vis à vis des écoulements hydriques verticaux comme le sont des horizons petroferriques indurés, mais plutôt une contrainte temporaire à ces mêmes écoulements.

 

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Détail de l’horizon IIID-Go ; on distingue le tracé
dû au cortex nécrosé d’une racine encore visible
 

 

Plus en profondeur, la teneur en argile s’accroît en parallèle à la quantité d’éléments grossiers. On est très loin de l’image classique de la grave de l’Adour, très poreuse, perméable et de structure fragile. Il pourrait être possible d’associer le faciès de ce sol à des dépôts alluviaux successifs de régimes d’écoulement variables,  ce qui rend d’autant plus complexe la compréhension de la répartition des sols dans la plaine de l’Adour.
Une petite dernière, au flash, pour finir.

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PS : coup de chance ? Ce sol échappe de peu au rattachement des sols de zone humide…

 

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