Tournée de valorisation du RRP Livradois-Forez

Le RRP du Livradoix Forez est terminé, il nous fallait le valoriser au cours d’une tournée de deux jours : montrer aux acteurs locaux, aux forestiers et agriculteurs ce qu’apportent un diagnostic du sol et l’analyse d’une carte.

Je veux insister ici sur les modalités de ces deux jours. En effet, la partie cartographie est terminée depuis presque 1 an, les fosses pédologiques ont été ouvertes également depuis un bon moment et il n’était pas possible de faire une véritable tournée d’observation de fosses. Aussi, nous avons décidé de procéder en deux temps avec VetagroSup, le Maître d’Ouvrage de ce dossier : d’abord une intervention en salle, dans les locaux du PNR Livradois-Forez, puis une tournée selon un transect montagne – plaine, entre forêts et parcelles cultivées, mais sans possibilité d’ouverture de fosses. Cela dit, les techniciens susceptibles d’accorder de l’importance à ce document cartographique pour se repérer dans la pédologie de la région ne disposeront pas de fosses pédologiques ; ils feront essentiellement des sondages tarière ; il est donc tout aussi important de montrer ce que l’on voit avec des outils « simples » en parallèle de ce que le document présente : autrement dit, il faut pouvoir comparer une iconographie de notice avec un sondage tarière, sans interférence d’une belle tranche de sol ouverte en direct.

La phase d’intervention en salle a été l’occasion d’inaugurer ma première StoryMap. Elle est accessible sous le lien :

https://arcg.is/TCnaO

Bon, il y a encore des progrès à faire, c’est sûr.

Pour la phase de terrain, nous avions prévu environ 6 stations par journée, de sorte de pouvoir discuter et débattre sans trop se presser. Sur chaque station, une analyse du paysage était faite, et le site était donc replacé dans son contexte général. Cette étape est importante car elle permet à chacun de saisir toute la difficulté de la cartographie à cette échelle du 1/250000 ; nous pouvons présenter quelles sont nos propositions cartographiques et les paramètres qui les ont guidées. La problématique des limites peut aussi être abordée simplement.

 

 

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Ici, par exemple, nous abordons la question des sols sur gneiss et la problématique du choix de la localisation des sondages : forêt, prairie ? Quelle représentativité ? etc. Pour pallier au manque de fosse, nous avions apporté deux outils qui se sont révélés parfaitement complémentaires et très pratiques : deux étudiants de VetagroSup avaient réalisé auparavant des sondages tarières placés en gouttière, transportables et nous avions amené des tirages A3 de photos de profils, que nous avions plastifiés. Cela donne ceci (photos suivantes) :

 

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Le maniement de ces outils est très simple, on peut les sortir, les archiver, les montrer, les échanger, en faire des devinettes, s’interroger tout en discutant et débattant. Les gouttières amènent le toucher, les sensations, la 3D, les photos permettent de référencer en quelque sorte le sol contenu dans la gouttière. On peut sonder à la tarière ou à la bèche à côté de l’endroit que l’on décrit et comparer avec ce que l’on trouve. Comme on doit s’approcher de plus près, tous les participants deviennent plus acteurs.

Sinon, outre le beau temps qui se généralise dans le Massif Central depuis le début de l’anthropocène, nous avons pu vérifier que la plupart des gens gardent une attitude très distanciée par rapport aux sols ; la photo suivante en est une démonstration éclatante. A moins que ce ne soit une distance respectueuse ? Que ça pue peut-être ? Je ne sais pas…

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